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  • 2022

    30 Juin
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Célébration de la journée de la renaissance scientifique africaine

En janvier 2007, lors d’un sommet de l’Union africaine (UA), les chefs d’État ont instamment demandé à tous les pays de l’UA de consacrer, d’ici à 2020, au moins 1 % de leur produit intérieur brut à la recherche et au développement. Ils se sont aussi engagés à revitaliser les universités africaines dont un grand nombre ont périclité suite au tarissement, au cours des dernières décennies, du soutien dont elles jouissaient et à promouvoir l’étude de la science et de la technologie chez les jeunes.
 
Cependant, 15 années après ces assises, la plupart des pays africains n’ont toujours pas traduit leurs engagements politiques en programmes susceptibles d’impulser le développement par la science sur ce continent qui abrite 13,4 % de la population mondiale, mais ne fournit que 1,1 % des chercheurs scientifiques de la planète, contrairement à d'autres continents. Le fossé scientifique et technologique entre l’Afrique et le reste du monde ne fait que s’accroître au fil des ans.
 
Des structures privées d'appui à la recherche sur le continent comme la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale travail pour augmenter plus que jamais la masse critique des scientifiques africains et congolais afin de combler ce fossé à travers des programmes comme "Femmes et Sciences" initié depuis 2016 par ladite structure. Toutefois, ce fossé scientifique ne constitue pas un frein aux chercheurs africains qui mènent des recherches sur le continent en usant des standards internationaux avec des résultats à fort impact. C'est ainsi le cas avec la COVID-19 ou des unités de recherches comme celle de la FCRM qui, dès le début de la pandémie, c'est impliqué avec beaucoup d'énergie dans la riposte.
 
Seule organisation disposant de capacités de séquençage en République du Congo, la FCRM a quadruplé sa capacité quotidienne de séquençage entre 2020 et 2022, passant de 24 à 96 séquences génomiques par jour. La FCRM met également en œuvre un projet, soutenu par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), pour renforcer les compétences nationales autour des essais cliniques, dans le but de préparer le terrain pour introduire de nouveaux traitements contre la COVID -19. De nombreuses bonnes intentions ont été exprimées en Afrique, mais des efforts doivent encore être consentis afin d'en faire davantage.
 
C'est pourquoi, il est plus qu'impérieux que les gouvernements africains élaborent des politiques efficaces pour le développement de la science. Les politiques adoptées ne peuvent réussir que si elles sont mises en place en consultation avec les parties prenantes œuvrant pour la science sur le continent. Elles doivent par ailleurs être incorporées dans les législations nationales pour bénéficier d'un cadre juridique afin d'attirer les bailleurs de fonds et les investisseurs.
 
La Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale structure d'appui à la Recherche en santé en République du Congo avec une expérience africaine à travers la coordination de plusieurs réseaux sur le continent et sa participation au plus haut niveau dans plusieurs comités de recherches à travers le monde, reste disponible pour accompagner nos gouvernements pour une révolution scientifique sur toute l'étendue du continent.
 
Bonne Journée de la Renaissance Scientifique Africaine à tous !
 
Crédit Photo : @LaurentParienty